Compte twitter de @VilleVerson          Traduction en anglais   Traduction en anglais   Traduction en anglais     

A A A

logo

Verson pendant la seconde guerre mondiale

Témoignage de Monsieur Louis Lallemand : un versonnais âgé de 25 ans en juillet 1944

En 1940, le château (aujourd’hui, la mairie) était occupé par les allemands. C’était le quartier général de la Luftwaffe, basée à Carpiquet. Lors de la nuit du Débarquement, le 2 juillet 1944 à 1 h du matin, je ne dormais pas, j’ai entendu un avion qui montait vers Caen, il faisait un bruit inhabituel. J’ai réveillé ma femme, par la fenêtre, nous avons vu des ronds noirs. Nous pensions qu’il larguait des parachutistes mais c’était, en fait, des sacs de sable qu’il lâchait dans le parc du château. C’était une manœuvre de diversion. Ces sacs contenaient des pétards qui explosaient quand les allemands tiraient dessus.

Avec l’aide des anglais, beaucoup de femmes et d’hommes de Verson sont partis pendant l’exode vers Bayeux. En témoignage de cet exode, les versonnais on fait ériger une croix dans la rue qui porte désormais son nom « rue de la Croix Beaujard ».

Verson étant dans une cuvette, il n’y a pas véritablement eu de bataille. 25 % des habitations ont été abîmées. Notre commune devait être détruite le 26 juin 1944, en trois bombardements, mais heureusement le mauvais temps a compromis cette opération. Seule l’église a été touchée à trois reprises par des tirs d’obus, ce qui a détruit toute la nef.

La 111ème division SS avait réquisitionné la propriété Tardif (l’actuelle maison de retraite Sainte-Marie) « pendant toute la durée de l’occupation, les soldats allemands étaient très corrects avec nous ». Ils avaient installé leurs postes de radio dans les écoles, car ils étaient plus à l’abri. Dans l’allée du Château, les allemands avaient profité des anciens tilleuls pour cacher un atelier de réparation de leur matériel endommagé. Pendant le débarquement, six typhoons ont mitraillé ces tilleuls. C’est une chance qu’ils soient aujourd’hui abattus car ils étaient « bardés » d’obus.